GREY PRIDE ASSOCIATION
Menu icoMenu232White icoCross32White

Ajoutez un logo, un bouton, des réseaux sociaux

Cliquez pour éditer
  • GREY PRIDE ASSOCIATION
  • ACCUEIL ▴▾
  • L'Association ▴▾
    • Qui sommes-nous ?
    • Vie de l'Association
    • Nous contacter
    • Nos Préconisations
    • Nos Partenaires
    • Statuts, Charte...
  • Membres ▴▾
    • Groupes Régionaux
    • PINKY
    • Activités
  • Nos Actions ▴▾
    • GreyPride Bienvenue
    • #RevolutionSenior
    • Expositions
    • Mémoires
    • Aide & Ecoute
    • Contact
  • Agenda & Actualités ▴▾
    • l'agenda
    • Livre : Autrement vieillir
    • Nos actualités
    • RevolutionSenior
    • Evènements GreyPride
  • Adhésion ▴▾
    • Adhésion
    • Formations
    • Adhésion en ligne
    • Devenir bénévole
  • Liens ▴▾
    • Créer un compte
    • Liens
    • Pôle Recherches-actions GreyPRIDE
  • Se connecter
  • Qui sommes-nous ?
  • Vie de l'Association
  • Nous contacter
  • Nos Préconisations
  • Nos Partenaires
  • Statuts, Charte...
  • Groupes Régionaux
  • PINKY
  • Activités
  • GreyPride Bienvenue
  • #RevolutionSenior
  • Expositions
  • Mémoires
  • Aide & Ecoute
  • Contact
  • l'agenda
  • Livre : Autrement vieillir
  • Nos actualités
  • RevolutionSenior
  • Evènements GreyPride
  • Adhésion
  • Formations
  • Adhésion en ligne
  • Devenir bénévole
  • Créer un compte
  • Liens
  • Pôle Recherches-actions GreyPRIDE

Rendez-Vous Santé & Diversités du 07 juillet 2026 : Chem Sex 

Chemsex : les séniors LGBTQIA+ sont ils concernés ?

La présentation était assurée par l'association Chems Pause avec son président Sébastien Quenu et le secrétaire  Jean Patrick Fabre.

Ecoutez l'enregistrement audio de la totalité de l'intervention (1h30)

 

Résumé : 

Sébastien Quenu (président) / Jean Patrick Fabre (secrétaire)

 

La réunion a porté sur la thématique du "chemsex" (consommation de substances psychoactives en contexte sexuel) : définitions, produits concernés (cathinones, crystal meth, kétamine, MDMA, GHB/GBL, poppers, cocaïne), risques sanitaires et sociaux, et besoins en prévention et accompagnement. 

L’association Chems Pause a présenté l’activité associative (groupes de parole, réduction des risques, accompagnement des proches, activités sociales) et partagé témoignages et constats de terrain

Ont été présentés, des exemples cliniques et personnels  : risques d’injection, hépatite C et agressions sexuelles liées à la consommation. 

 

Points clés abordés 

• Définition et nature du chemsex 

• Le chemsex = prise de substances psychoactives dans l’intention d’avoir des relations sexuelles (recherche de plaisir, intensité, durée). 

• Substances fréquemment citées : cathinones (top usage), crystal meth, kétamine, MDMA, GHB/GBL, cocaïne, poppers. Mention du Viagra pour compenser des difficultés d’érection liées à d’autres drogues. 

 

• Produits les plus utilisés et facteurs d’usage 

• Top 3 mentionné : cathinones, (probablement) MDMA, crystal meth ; cathinones mises en avant pour faible coût et longue durée d’action. 

• Facilité d’accès via applications de rencontre (Grindr, Telegram, Snapchat, WhatsApp), livraison à domicile, paiements électroniques — augmentation de la démocratisation et de la rapidité d’accès. 

• Polyconsommation et mélanges identifiés comme facteurs majeurs d’accidents et d’overdoses.

 

 • Motivations et prédispositions à la consommation 

• Raisons : isolement, solitude, recherche de sociabilité, rejet/ discrimination (homophobie, sérophobie, racisme, transphobie, agisme), traumatismes (abus sexuels, harcèlement scolaire), troubles mentaux (dépression, TDAH, bipolarité), prise de risque, inhibition sociale.

• Influence du mimétisme sur applications (banalisation, recrutement) : pression sociale et effet de groupe amenant des personnes non consommatrices à essayer

 

• Risques physiques, psychiques et sociaux 

• Risques physiques : déshydratation, dénutrition, troubles cardiovasculaires (accentués chez les personnes âgées), pancréatite aiguë, épuisement ; perte de poids rapide (6–7 kg en week-end signalée), hospitalisations possibles. 

• Risques psychiques : addiction principalement psychique (forte dépendance mentale), descentes profondes (idées suicidaires, état dépressif sévère), altération du jugement, épisodes de stupéfaction. 

• Risques sexuels et infectieux : oublis d'adhérence à la PrEP, rapports sans préservatif, transmission VIH / hépatite C ; exemples d’injection partagée et contamination (cas clinique présenté par Yann). 

• Risques de violences sexuelles : soumission chimique, viols et agressions rendus plus probables par l’état d’ébriété liée aux drogues ; dynamique de pouvoir (échange produit ↔ rapport sexuel), exploitation de personnes vulnérables. 

• Risques liés au cumul de vasodilatateurs (poppers + Viagra) et autres associations dangereuses (GHB + alcool, etc.). 

 

• Données épidémiologiques et lacunes 

• Données disponibles jugées insuffisantes et datées : rapport Benyamina cité (2022) réutilisé en 2026 sans mise à jour, études ciblées (HSH) avec échantillonnage limité ; estimation évoquée : 200 000 personnes concernées selon rapport (Benyamina). 

• Manque d’épidémiologie solide, retard des institutions (CIPAV/Centre de pharmacovigilance évoqué) ; difficultés à comptabiliser décès liés au chemsex (toxicologie, classification en accident/suicide) — constat d’un décès par semaine dans une enquête parisienne déclarative. 

 

• Populations spécifiques et âge 

• Le phénomène traverse âges, genres et milieux socioéconomiques ; attention particulière portée aux personnes LGBT et aux personnes seniors (50+). 

• Seniors : isolement, âge (âgisme), désir de sexualité encore présent mais difficultés d’acceptation et pression à consommer pour être “regardable”; échanges économiques/produits entre personnes plus âgées et jeunes signalés comme source de vulnérabilité. 

• Risques accrus chez personnes âgées (cardiaques, comorbidités) et problématiques spécifiques pour retrouver une sexualité sans produit après arrêt (période d’"absence" sexuelle prolongée, nécessité d’un accompagnement). 

 

• Parcours d’accompagnement et réduction des risques 

• Actions associatives : groupes de parole hebdomadaires (tous les vendredis), groupe de parole bimensuel pour proches, ateliers bien-être (yoga, méditation), activités sociales (ex. canoë sur les bords de Marne), auto-support en ligne (groupe 24/7 >600 personnes). 

• Approche non-abstinente et inclusive : respect des objectifs individuels (pause, réduction, arrêt), accompagnement des personnes concernées quel que soit genre/sexualité; pas d’imposition du “zéro produit”. 

• Interventions de RDR proposées : éviter la polyconsommation, hydratation, alimentation, repos, usage d’un seul produit quand possible ; distribution d’informations et seringues (exemple de prise en charge pour injection et prévention de l’hépatite C évoqué). 

• Besoin d’augmenter les ressources publiques et de réallouer des budgets de répression vers la santé, la prévention et l’accompagnement ; appel à dépénalisation des consommateurs et à une politique de santé plus proactive. 

 

• Témoignages et exemples concrets 

• Patient >50 ans contaminé par hépatite C après slam et partage de seringue (exemple clinique), et récit personnel d’un rapport non consenti après consommation (traumatisme). 

• Récits personnels d’addiction, de pancréatite, de descente dépressive sévère, et d’expériences de marginalisation ; constat d’un décès hebdomadaire déclaré dans une enquête parisienne (problème de sous-comptage officiel). 

 

• Prévention, dispositifs et limites 

• Numéros et lignes d’aide existent mais souvent indisponibles le week end, période de plus forte nécessité ; signalement d’au moins deux services d’aide (KensPause, autres) — limitation horaire. 

• Manque d’offres publiques adaptées et de protocoles nationaux actualisés ; inégalités territoriales dans l’offre de prise en charge (certains centres encore focalisés alcool/cannabis/crack). 

• Utilité du travail communautaire et de l’auto-support 24/7 pour la gestion immédiate des cravings et soutien pair-à-pair. 

 

Actions proposées / besoins identifiés 

• Renforcer la collecte de données épidémiologiques (études représentatives, surveillance actualisée) pour éclairer politiques publiques (données 2022 non mises à jour en 2026). 

• Accroître l’offre de réduction des risques et d’accompagnement (dispositifs accessibles le week-end, lignes 24/7, prise en charge multisectorielle : addictologie, psychiatrie, médico-social). 

• Repenser l’allocation budgétaire : réduire l’effort répressif envers consommateurs, réorienter vers prévention, dépistage, soins et distribution de matériel de réduction des risques. 

• Campagnes ciblées sur applications de rencontre (prévention, information, outils de réduction des risques) et formation des professionnels de santé aux spécificités du chemsex. 

• Développer parcours de soins adaptés aux personnes âgées et programmes de réinsertion sociale (activités conviviales, soutien financier, accompagnement psychologique). • Renforcer la prévention du consentement (sensibilisation sur soumission chimique, consentement réversible, rapports de pouvoir) et formation aux violences sexuelles en contexte de consommation. 

 

Points de vigilance / risques urgents 

 

• Polyconsommation et mélanges (GHB + alcool, poppers + Viagra, multiples stimulants) : forte corrélation avec overdoses et accidents graves. 

• Vulnérabilisation de personnes âgées / isolées et dynamiques d’échange produit ↔ sexe pouvant conduire à exploitation et agressions. 

• Manque d’accessibilité d’aides le week-end : temporisation critique pour les personnes en craving ou en situation dangereuse. 

• Sous-déclaration et délais toxicologiques compliquent le comptage des décès liés au chemsex. 

Conclusion

L'association Chems Pause,  (groupes de parole, auto-support, ateliers, accompagnement proches) répond à un besoin réel ; constats de terrain convergent vers une augmentation de l’accès aux produits via les applications et une banalisation qui favorise l’essai et l’addiction. 

 

Nécessité urgente d’améliorer les données, d’ouvrir des dispositifs d’aide continus (notamment le week-end), de prioriser la réduction des risques et d’adapter les réponses aux populations vieillissantes et aux contextes de vulnérabilité sexuelle. 

 

Documents
  • Statuts
  • Règlement intérieur
icoFacebook24Color icoTwitter24Color
  • Plan du site
  • Licences
  • Mentions légales
  • CGUV
  • Paramétrer vos cookies
  • Se connecter
  • Propulsé par AssoConnect, le logiciel des associations Culturelles