Grey PRIDE

Grey PRIDE

Le placard du salon

On me l'a demandé donc je réitère, je vous narre l'indicible. 

Samedi 26 janvier s'est tenu le premier salon de l'année. Quand on dit salon ce n'est pas d'automobiles ou de bâteaux qu'on parle, mais d'un moment partagé sur des chaises inconfortables et des canapés défoncés. On oublie rapidement les sièges au fur et à mesure des échanges, quand on creuse le sujet les langues se délient.

Je ne citerai pas les nouveaux venus car j'ai trop peur d'oublier l'un ou l'autre prénom, quatre nouveaux membres tout de même ! Yves et Jérôme animaient, distribuaient parole et café ? (tea ? me ?).

 

Ce qui est remarquable c'est la présence des plus jeunes, étudiant-e-s, école de journalisme, chercheur(e)s ... (je suis obligé de me contorsionner pour inclure le masculin et le féminin pour ne pas saucissonner le texte, l'écriture inclusive étant une véritable écorchure). Ce qui est amusant c'est que nous avons eu des échanges totalement libérés sur des sujets très ... euh ... fluides ? Un indice, c'est un lieu. Un autre ? autoroute. Si t'as pas compris passe directement à la signature en bas.

 

Toutes personnes passionnées par cette question de savoir comment cette génération issue des Trente Glorieuses, arrivant en masse à la retraite, cette génération qui a relevé le défi de la modernité, une révolte en 68, le combat pour ses droits depuis les années 70, comment va-t'elle gérer sa vieillesse, instruite par les luttes passées, éclairée par sa connaissance ? Les outils d'aujourd'hui ne sont pas ceux de nos parents et c'est pareil pour les perspectives. Quand bien même la question des seniors devient sujet sociétal, c'est à nous de prendre en main ce futur que je nous souhaite radieux.

 

Cet aparté ressemble au début de nos rencontres, il y a une longue, très longue introduction car d'abord on bavarde puis on parle, comme moi en ce moment et tout-à-coup, le temps est compté, comme le nôtre qui ne s'arrête pas une seconde.

 

Le placard donc, cet endroit usuel qui évoque la punition faite à l'enfant pas sage pris en flagrant délit de bêtises, ce cagibi où l'on entre, d'où l'on sort, où on retourne parfois.

Alors coupable de n'avoir pas su ou pu le dire ? et celles et ceux qui n'ont pas eu de problèmes, qui l'ont vécu comme une évidence depuis toujours, ces personnes peuvent-t'elles en arguer pour juger ? Si vous aviez été là vous auriez eu un début de réponse mais puisque nous sommes intarissables sur le sujet, la discussion continue.

 

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hbb

 



27/01/2019
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