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Jacqueline Jencquel : elle veut mourir quand elle l'aura décidé ! moi aussi !

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Elle a 74 ans, une vie bien remplie et ne souffre a priori pas de maladie, elle dit pourtant prévoir de faire un suicide assisté en Suisse en janvier 2020.

A travers des interviews cash comme sur francetvinfo, Jacqueline Jencquel, vice-présidente de l'association ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité) annonce qu'elle veut mettre fin à ses jours avec l'aide d'un médecin en Suisse pour échapper à la vieillesse.

https://youtu.be/NfE68mQZ9yg

POURQUOI UNE INTERRUPTION VOLONTAIRE DE VIEILLESSE (IVV) ?

La démarche de cette femme est vraiment particulière car elle n'est pas malade, elle veut juste en finir alors qu'elle aurait à peine 76 ans ! Elle a satisfait tous ses désirs, a été heureuse et pense que ce qui l'attend n'est pas du tout intéressant. Selon elle la vie doit s'arrêter si la dépendance commence : la vieillesse est une maladie et elle ne veut pas « devenir un poids » pour ses enfants et pour la société. « Je ne veux pas croupir dans un hôpital ou un mouroir », explique-t-elle sur son blog et « ne pas être infantilisée » dans une institution. Elle veut choisir librement le bon moment et programmer la date de sa mort comme on le fait d'une opération médicale : et elle appelle cela avec une bonne dose de provocation, « une IVV, interruption volontaire de vieillesse ».

CHOISIR LA DATE DE SA MORT ?

Son témoignage est assez incroyable - on ne va pas tous demander à mourir parce que l'on craint la dépendance. Mais le fait qu'il circule beaucoup dans les réseaux sociaux montre que les Français veulent débattre des conditions de leur fin de vie et que le grand âge reste un tabou. Selon un sondage IFOP publié par La Croix le 3 janvier 2018, 89 % des Français sont favorables à la légalisation de l'euthanasie (un patient souffrant d'une maladie incurable peut demander à un médecin de mettre fin à ses jours) ou du suicide assisté (un médecin ou un tiers prescrit ou fournit une substance létale que le malade s'administre lui-même).

En France, on en est loin....

Pour ce qui me concerne, ce n'est pas la mort qui me fait peur, mais bien plutôt les conditions de celle-ci, qui peuvent nous être imposées par les médecins. Je suis agnostique, et je ne fais guère confiance à nos députés, qui fuient cette question depuis plus de 20 ans, ne respectant pas l'opinion des 90% des français favorables à l'euthanasie, et les 89% pour le suicide assisté. Le jour venu, faudra t-il aller en Belgique, si j'en ai encore la force et les moyens ?
Et vous, qu'en pensez-vous ?

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Et en complément à cet article : https://www.youtube.com/watch?v=zrB8nxWYzQQ&frags=wn

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Wow! Ça décoiffe. Mais c'est pour ce genre de discussion qu'on a rejoint GreyPride. A quand une commission Interruption Volontaire de Vieillesse alors ? 

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La question soulève tant de tabous qu'elle est en effet une sorte de nœud gordien... qui se finit souvent dans la solitude et le dénuement.
Poser la question de l'IVV est essentiel !
Et en fait, à titre personnel, me rassure... car si j'en sens la nécessité, c'est pour moi une solution... car comme toi Alain...
Quoique personnellement je sois une sorte de "gnostique" : je crois que l'esprit est plus "fort" que la matière, et donc pourrait y survivre, mais c'est juste une "option intellectuelle" et non une "foi"...
Donc ce n'est pas la mort qui me fait peur, car elle m'attire plus (intellectuellement) que ne me rebute... mais bien les "conditions de la mort" !
Alors choisir en toute "simplicité", dégagé du pathos de ma fin, de mourir... ça me rassure, me fait même du bien.
Bien à tous
—Denis—

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