Grey PRIDE

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Tribune libre


La crise de Luc

Luco relate :

" ... Et en plus on a parlé de nous sur France Inter : c'était le mercredi 4 octobre 2018 à 22H dans l'émission "Le Nouveau Rendez-Vous", en même temps que Jane Birkin et Miossec... Bon d'accord, Habib et moi avons tout juste eu droit à trois minutes, mais quand même... c'est un début!

 

Si vous voulez entendre nos belles voix, c'est entre la trentième et la trente-quatrième minute du podcast de l'émission.

 

Et puis à lire cette fois, toujours sur ce site de France Inter :

 

Chaque semaine, retrouvez la chronique de TÊTU dans l’émission « Le Nouveau Rendez-Vous » sur France Inter. Pour le deuxième épisode, nous vous racontons l’histoire de Luc et Habib, deux retraités homosexuels qui ont choisi de se mettre en colocation pour « ne pas retourner dans le placard ».

 

« Ne pas finir seul », « éviter de retourner dans le placard », « se soutenir les uns les autres »… Luc et Habib ne manquent pas d’arguments pour vanter les bienfaits de leur projet. Les deux hommes, que nous avons rencontrés, vont intégrer une colocation uniquement composée d’hommes gays à Paris.

 

Se voir nier son orientation sexuelle, être séparé de son conjoint, faire une nouvelle fois face aux préjugés sur l’homosexualité de la part de soignants indélicats, ou tout simplement pas formés sur les questions LGBT. Voilà ce que refusent nos petits papys gays qui préfèrent la solidarité de leurs pairs à une solution médicalisée en Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, ndlr).

 

A LIRE AUSSI : QUEERTOPIE. « On veut vieillir sans tabou » : une coloc’ pour seniors LGBT va voir le jour à Paris

 

Pour ce projet, la mairie de Paris a mis à disposition un logement social dans le IXe arrondissement à la demande de l’association Grey Pride, qui, elle, s’est occupée de mettre en lien les futurs colocataires lors d’un speed dating. L’emménagement est prévu début 2019.

 

En savoir plus sur https://tetu.com/2018/10/04/nrv-et-tetu-notre-chronique-sur-france-inter-bientot-une-coloc-pour-retraites-lgbt-a-paris/#UfCWjTGsupfjexHh.99

 

"

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Luco

 


06/10/2018
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Fonctionnement du site

Nombre d'entre vous se perdent dans l'organisation du site et beaucoup me disent que le site est compliqué à saisir.

 

La structure est créée par Blog4ever, c'est le cadre dans lequel s'inscrivent les outils, il est inamovible, non modifiable :

Un menu latéral, des options de menu en haut de l'écran, s'ajoute la newsletter.

Pour mieux l'appréhender, les explications du fonctionnement et la description des outils, options etc, sont décrits en cliquant sur le bouton plus bas.

 

Cela vous permettra de mieux comprendre le fonctionnement et d'en connaître les limitations quant à la mise en page et l'agencement du site sauf bien-sûr si vous êtes spécialiste en patois chtemele (HTML et CSS).

 

Présentation

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hbb

 


04/10/2018
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Chronique de la conviviale

Comme chaque dernier samedi du mois, nous nous sommes retrouvés pour le moment de convivialité mensuel.

 

Nous avons pris un long moment pour accueillir les nouvelles et nouveaux participant-e-s.

Le principe est immuable, Richard anime et, avant d’aborder le thème du jour, entame la séance par les préliminaires : « comment te nommes-tu ? tu habites toujours chez tes parents ? tu parleras sous la torture ».

Ce fut l’occasion d’accueillir le plus jeune participant d’entre-nous, 87 ans, et battre le record.

Dominique, « notre » psycho-sexologue n’aura pas manqué auparavant de l’essorer après une interview d’une heure avant la rencontre mais c’est pour la bonne cause, c’est le lot des vainqueurs.

Un petit groupe s’est retrouvé jusque tard dans la soirée autour d’un verre pour partager plus longtemps ces moments d’intimité.

 

L’introduction de soi dans un groupe inconnu peut être hésitante voire réfrigérante, je suis le premier à reconnaître que la prise de parole en public est un exercice pénible, jusqu’au moment de délivrance où les mots se mettent en place pour exprimer son sentiment, raconter son histoire, contredire un propos mais cela n’annule pas la panique qui s’empare de soi quand on envisage de prendre la parole. Y a pas d’âge pour s’y soustraire et pas de remède pour s’en défaire à part l’urgence d’exister.

Nous avons parlé, pas débattu, parlé, dire, se raconter dans cette ambiance particulière que génère l’écoute attentive et bienveillante, quand on lit sur les lèvres des autres les approbations muettes de l’expérience commune vécue, ces moments de la vie où nous revivons par une procuration légitime le moment décrit.

 

Un préalable nous fut rappelé à propos de l’anonymat des personnes qui s’expriment, c’est un droit inaliénable que de ne pas vouloir qu’on fasse la publicité de ce que l’on confie au groupe. Il faut dire que la question de vivre mieux le plus longtemps possible est une question sociétale aux enjeux fondamentaux: « Comment traite-t’on nos vieux? » dirait Francis.

L’anonymat est respecté, un prénom suffit à identifier une personne et un chiffre à le différencier : François Ier, Charles V, Louis II de Bavière …

 

Le thème du jour était le coming out, la sortie du placard, ce fut l’occasion de vérifier que les expériences sont diverses, souvent difficiles ; la famille peut devenir un élément pathogène, un frein à l’épanouissement.

Les témoignages de ceux qui ont vécu ce phénomène d’isolement après s’être confié à sa famille « qui a toujours su sans jamais voulu voir » sont symptômatiques de la difficulté d’exister dans un monde d’où l’on est rejeté d’office, au mieux toléré malgré soi puisque avoir un enfant homosexuel est une malédiction « tu es notre enfant et tant que tu n’en parles pas, tout ira bien », quand ce n’est pas l’excommunication pure et simple.

C’est une blessure, celui qui l’évoque nous transmet son émotion car nous revivons souvent notre propre histoire.

 

hbb

 

 


30/09/2018
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La version hétéronormée de la sodomie

On s'en pose des questions dans cet article, la version bisounours du rapport au cul.

 

Faut-il du lubrifiant ?


22/09/2018
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Mon corps m'appartient

 

Avortement, services sexuels, euthanasie...

 

Cette phrase semble simple et évidente surtout si l’on se réfère à la condamnation des pratiques esclavagistes et pourtant, depuis toujours, cette liberté est remise en cause soit par le législateur soit par les dogmes religieux.

 

Dès que l’on évoque ce sujet, le législateur et le religieux sont là pour me dire : «Non, non, ton corps ne t’appartient pas, c’est nous qui te dirons ce qui est autorisé et ce qui est interdit.

 

Reprenons la chronologie des sujets clivants de ces dernières années : la libération sexuelle, l’orientation sexuelle, l’avortement, l’identité de genre, la prostitution, la GPA, l’euthanasie.

 

Tous ces sujets concernent l’individu et ses choix et pourtant à chaque fois l’état ou les religions ont voulu, ou persistent à vouloir, nous dicter nos comportements et à limiter nos droits.

 

Les luttes sociales, les luttes de certaines minorités ont permis de faire évoluer les lois, mais on sent bien que tous ces sujets restent des acquis fragiles et toujours remis en cause par des minorités au nom d’une morale laïque ou de croyances religieuses.

 

Ces luttes se situent toujours sur le champs de l’autorisation ou de l’interdiction, mais jamais sur l’écoute des choix de l’individu. Le législateur devrait uniquement se préoccuper du respect de la liberté de chacun, chacune : est-ce que ces choix individuels sont sans contraintes extérieures et sont librement consentis ?

 

Si l’on prend par exemple le sujet de la GPA ou de la prostitution, la crainte sociale est de dire que ces choix personnels ne peuvent être dictés que par des contraintes financières. Pourtant, à quel titre peut-on interdire à une femme de porter l’enfant de sa soeur ou d’une amie ayant une malformation de l’utérus ?

De même à quel titre peut-on interdire à quelqu’un de monétiser des services sexuels, si ce n’est en s’appuyant sur des principes moraux...

La mission de l’état est de lutter contre les réseaux qui asservissent des individus et transforment en source de profit l’exploitation du corps des autres ; pas de lutter contre des pratiques librement choisies.

 

C’est là que l’équipe bien-pensante va argumenter le fait que le choix individuel n’est pas toujours un vrai choix : nous serions sur certains sujets des mineurs éternels...

 

Pour les personnes trans l’état ne favorise toujours pas la liberté pour chacun, chacune de se déterminer, ou pas, par rapport au sexe de leur choix. A quel titre l’état continue d’imposer un parcours, des procédures, des consultations avant d’acter un choix qui est évident pour celui qui en fait la demande. A quand un choix déclaratif de son sexe ? Encore une fois, la morale publique prend le pas pour contrôler le corps de l’individu.

 

Sur la fin de vie : même raisonnement.

A quel titre peut-on interdire l’aide active à mourir ?

 

Le seul sujet sur lequel l’état devrait se pencher c’est : la décision de fin de vie est-elle librement consentie et sans contrainte de tout ordre. Mais là encore nous sommes considérés comme des mineurs, des personnes à protéger de nos propres choix ...

 

L’état devrait se concentrer sur la qualité de vie des personnes vieillissantes ; améliorer les conditions de vie, créer des environnements respectueux de l’identité de chacun et rester à l’écoute des choix de fin de vie de chacun. Ce sont les seules missions qui devraient mobiliser l’état. Pour le reste...

 

Ma vie m’appartient jusqu’au bout !

 

Francis Carrier

 

 

A lire sur le blog de Libération


07/09/2018
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